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ORBIS TERTIUS

Orbis Tertius de Sebastian RIVAS

Année de composition : 2008
Durée : 20.00 minutes

Formation :

pour quatuor à cordes et dispositif électroacoustique

Editeur

Editions Lemoine

Contexte CIRM

  • Commandée par le CIRM (avec le soutien de l'Etat)
  • Produite dans les studios du CIRM. Sebastian Rivas en résidence du 18 février au 7 mars 2008, avec Benjamin Thigpen, réalisateur informatique musicale.
  • Création le 12 novembre 2008, à l'IRCAM, Espace de Projection, Paris IV, par le Quatuor Danel.
  • Programmée dans le cadre du Festival MANCA 2008 "La fabbrica illuminata", dimanche 16 novembre 2008, au Théâtre de la Photo et de l'image (Nice). Par le Quatuor Danel.
  • Reprise de l'oeuvre : Mercredi 12 octobre 2016 : à Venise, dans le cadre du 60ème Festival International de Musique Contemporaine - Biennale Musica 2016. Programmation de "Orbis Tertius" de Sebastian Rivas, aux côtés d'oeuvres de T. Hosokawa, V. Sannicandro et V. Montalti.



Notice :

Orbis Tertius est la troisième et dernière pièce du cycle pour cordes et électronique qui s'initiât par "Tlön" pour alto et électronique, puis "Uqbar" pour violoncelle augmenté et électronique et qui s'achève par "Orbis Tertius" avec le quatuor et l'électronique. Leurs noms réunis forment l'énoncé "Tlön, Uqbar, Orbis Tertius", titre d'une nouvelle de Jorge Luis Borges. Ce mystérieux récit de contrées lointaines et fictives prend la forme et les codes de la fiction policière, mais révèle dans ses subtiles références une mise en abîme de la pensée idéaliste de Berkeley, et peux se lire comme une nouvelle philosophique. Un des principaux thèmes de "Tlön, Uqbar, Orbis Tertius" est que les idées se manifestent elles-mêmes dans le monde réel, Dans le monde imaginaire de Tlön, un idéalisme berkeleyen excessif et sans Dieu semble aller de soi. L'approche tlönienne considère les perceptions comme essentielles et refuse l'existence d'une réalité sous-jacente. À la fin de la partie principale de la nouvelle, immédiatement avant le post-scriptum, Borges pousse ce raisonnement jusqu'à son point de rupture logique en imaginant que « Parfois, des oiseaux, un cheval, ont sauvé les ruines d'un amphithéâtre » en continuant à les percevoir.
    Ce contexte poétique traverse tout le cycle qui se caractérisent par une écriture intégrant le geste instrumental comme paramètre structurant d'une complexité musicale perceptible. Cet "idéalisme" du contenu sémantique du geste instrumental m'a poussé à l'interaction avec le dispositif électronique en temps réel, par le biais du mouvement d'un capteur sur l'archet dans "Uqbar". Dans "Orbis Tertius" c'est l'écriture du quatuor tout entier qui porte la trace, la mémoire de ce travail sur le geste instrumental, mais par contre, il n'y a pas de capteurs sur les archets. L'électronique dialogue avec le quatuor grâce à ses seules "oreilles", mais tente d'en extraire le geste, sans le voir. C'est cette "dramaturgie" qui structure poétiquement la forme de la pièce, faite de tentatives et d'accomplissements de gestes musicaux et électroniques qui s'articulent finalement dans une confluence énergique.

http://www.youtube.com/watch?v=GL6wRnCgjks





Extranet artiste Dernière mise à jour le 19/01/2017
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